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Heureusement après la guerre, si les plaies ne sont pas encore
refermées, la nature a repris le dessus, les miradors des camps
de prisonniers (nous le supposons) sont peu visibles... mais présents.
Hélas, nous n'en profitons pas beaucoup car le danger des mines
reste omniprésent, cinq ans après...
Pour contourner cette difficulté, nous nous fions au flair,
évitons les terrains abandonnés, croisons les doigts. L'ONU
présente à Tuzla ne nous est pas d'une grande aide et nous
n'aurons pas d'informations sur les mines avant Sarajevo. La SFOR américaine
ne nous rassure pas pour autant quand ils nous doublent à toute
allure dans des sortes de chars sur roues deux fois plus larges que hauts,
surplombés d'un soldat en position de tir ... nous l'apprendrons
plus tard : leurs mitrailleuses sont chargées et prêtes à
tirer. Ce pays est-il prêt pour la paix? Nous sommes sur le territoire
de la Fédération (Croate et Musulmane). |